mardi, 29 avril 2008
Agenda de mai des Amis de Jehanne
Mai arrive : le mois de Marie, bien sûr, et aussi celui où l'on honore aussi Jehanne la Pucelle. Un écrivain va être également à l'honneur ce mois de mai chez les Amis de Jehanne : Jacques Chardonne, le premier d'une série de rendez-vous littéraires qui vont ponctuer toute l'année, avec un leit-motiv : 1) rencontre-débat autour de l'auteur 2) possibilité pour ceux qui le souhaitent de visionner chez soi un film tiré d'un ouvrage de l'auteur 3) enfin sortie sur le terrain pour visiter un lieu ayant compté dans la vie de l'auteur. Rendez-vous donc pour le premier volet de cette thématique le lundi 12 mai 2008 après-midi, la sortie à La Frette sur Seine, résidence de Jacques Chardonne étant prévue pour le 1er juin. Pour en savoir plus sur cet auteur, suivez le lien http://frettois.canalblog.com/archives/litterature/index....
A noter également, le 15 mai : début du cycle Melville avec rencontre-débat autour du Silence de la mer de Vercors. Invité : Arnaud Guyot-Janin, critique de cinéma.
Le 29 mai : début du cycle sur la Chine avec rencontre-débat.
Organisation des ateliers
LUNDI
14h-15h : retrait et retour des livres
Après 15h : Les 1er et 3ème lundis de chaque mois sont consacrés à une rencontre-débat sur le thème du mois en cours ou à venir.
MARDI
Médiapéro de 18h30 à 20h00 : initiation / perfectionnement en informatique.
MERCREDI
Le dernier mercredi de chaque mois : Atelier Jeux de mots, consacré aux exercices de style.
Et pour ceux qui seront encore avec nous cet été, nous avons prévu des sorties-nature :
Juillet : sortie aux champignons à Rambouillet
Août : sortie aux champignons à Fontainebleau
Septembre : sortie aux champignons à Rambouillet
Octobre : Sortie aux champignons à Fontainebleau
l'intérêt étant de découvrir les changements de la forêt en fonction de la saison.
IMPORTANT : Condition préalable de participation à ces activités : s'inscrire à l'avance ! Merci.
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jeudi, 24 avril 2008
La Chronique de Jacques le Réac'
De mai 68 faisons table rase - II : La dialectique expliquée à mon chien
L'esprit de mai 68, c'est aussi les intellectuels de gauche - on dirait aujourd'hui : pléonasme - au nombre desquels figure l'inénarrable Jean-Sol Partre. On savait depuis Vian qu'il avait un coeur en forme de tétraèdre, mais on sait peut-être moins qu'il avait un cerveau en forme de bigorneau. Sachant cela, on comprend mieux les circonvolutions de cet esprit abscons - vous pouvez aussi écrire "abscons" sans préfixe, personnellement je m'en abs-tiendrai car il faut savoir politesse garder. Donc cet esprit, tout entortillé sur lui-même comme le gastéropode susmentionné , et perdu dans les brumes germanopratines du Flore, un oeil sur le comptoir, et l'autre dans le corsage de la Beauvoir, a accouché de quelques unes des plus belles pages d'anthologie philosophique - c'est ce que disent du moins ceux qui l'ont lu, qui se font plutôt rares mais qui restent toujours largement plus nombreux il est vrai que ceux qui l'ont compris, mais comme dit mon épicier arabe : c'est pas Sartre qui philosophe, c'est la poule qui fît los ôfs...
Donc parmi ces pages inoubliables, votre serviteur a sélectionné cet extrait tiré de la Critique de la raison dialectique (tome 2 - Chap. intitulé "l'intelligibilité de l'Histoire") :
"Il faut revenir à cette première vérité du marxisme : ce sont les hommes qui font l'Histoire ; et comme c'est l'Histoire qui les produit (en tant qu'ils la font), nous comprenons dans l'évidence que la "substance" de l'acte humain, si elle existait, serait au contraire le non-humain (ou, à la rigueur, le pré-humain) en tant qu'il est justement la matérialité discrète de chacun." Commentez. Vous avez deux heures...
Devant la densité abyssale de ce texte magistral, on est pris d'un vertige nauséeux ; aussi ferons-nous appel à un expert du langage absurde pour en décrypter toutes les existentielles subtilités. Cette tâche ne pouvait qu'échoir à Pierre Desproges, dont on célèbre en ce moment l'anniversaire de la disparition. Ainsi donc, dans son opus Chroniques de la haine ordinaire II, le grand Pierre commence-t-il par convenir avec nous que "c'est pas très clair, "l'intelligibilité de l'Histoire". Il doit s'être glissé une ou deux coquilles dans ce texte. Il suffit peut-être de changer un mot ou deux pour que "l'intelligibilité" devienne intelligible. Exemple :
Il faut revenir à cette première vérité du marxisme : ce sont les chiens qui font ouah ouah : et comme c'est le ouah ouah qui les produit (en tant qu'ils le font), nous comprenons dans l'évidence que la "substance" de l'acte canin, si elle existait, serait au contraire le non ouah ouah (ou, à la rigueur, le pré-ouah ouah) en tant qu'il est justement la matérialité discrète de chacun."
Voilà déjà qui fait plus de sens, comme on dit au Canada. Maintenant suivez bien le raisonnement : du chien à la puce, il n'y a qu'un pas, ou plutôt qu'un saut... cela donne donc, dixit toujours le grand Desproges :
Il faut revenir à cette première vérité du marxisme : ce sont les puces qui font l'ordinateur ; et comme c'est l'ordinateur qui les produit (en tant qu'elles le font), nous comprenons dans l'évidence que la "substance" de l'ordinateur, si elle existait, serait au contraire le non-puce (ou à la rigueur le pré-puce) en tant qu'il est justement la matérialité discrète de chacun.
C'est ce qui s'appelle tordre le cou à l'apparente contradiction dialectique, qu'assurément vous aviez, chers amis lecteurs, détectée dans ce texte. Personnellement, nous préférons conclure ainsi :
Il faut revenir à cette première vérité de l'existentialisme : c'est Sartre qui se fout de notre gueule : et comme c'est notre gueule qui le produit (en tant qu'il s'en fout) nous comprenons dans l'évidence que la "substance" de Sartre, si elle existait, serait au contraire le non-sartrien (voire le pré-cambrien) en tant qu'il est justement la matérialité discrète de chacun.
Sur ce, Amis de la philosophie, bien le bonsoir.
Jacques les Réac'
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jeudi, 17 avril 2008
La chronique de Jacques le Réac'
Faisons table rase de Mai 68 - 1 L'esprit de mai 68
A la veille de célébrer le 40ème anniversaire de Mai 68, dont on commence déjà à nous rebattre les oreilles, ne boudons pas notre plaisir de tordre le cou à ce vieux mythe. Mai 68, c'est, comme disait l'autre, cheveux longs et idées courtes - courtes assurément dans leur raisonnement mais hélas pas dans leur longévité car elles ont influencé durablement les esprits et continuent à le faire. Votre serviteur, qui était encore en culottes - courtes justement celles-là - au moment des événements, n'a pas eu à choisir un camp à ce moment-là, mais c'est plus tard au cours de sa scolarité entièrement publique, qu'il a pu apprécier à leur juste valeur ces enseignants recuits de marxisme-léninisme, et s'initier à la réaction. Il se souvient en particulier d'une certaine prof de philo, et d'une certaine prof de géo du lycée de St B..., mais surtout d'une certaine prof d'allemand, qui faisait de la politique sous prétexte d'étudier la langue de Brecht, ce qui valut à votre serviteur excédé sa première confrontation à caractère politique, avec excommunication immédiate de la part de la classe, pour avoir osé vouloir faire de l'allemand en cours d'allemand, et non suivre un cours de dialectique socio-historique.
Ayant fait ses adieux au "mammouth", en échappant par miracle à la méthode globale - pur produit de 68 estampillé Bourdieu & Meirieu, célèbre laboratoire de décérébration des esprits - votre serviteur mesure aujourd'hui la chance d'avoir appris à lire et à écrire normalement (sans jeu de mots sur l'Ecole du même nom) . Mai 68 a fait éclater une certaine idée de l'éducation, mais aussi de l'ordre établi en s'attaquant à l'élément central de la société qu'est la femme. C'est par elle que mai 68 a fait s'écrouler l'édifice social : elle était le coeur et le ciment de la famille. On lui a fait croire qu'elle devait s'émanciper des contraintes familiales pour s'épanouir professionnellement et sexuellement. Au final, on a récolté les familles décomposées, l'échec scolaire, la perte des repères et la délinquance. Si aujourd'hui l'on veut reconstruire quelque chose, c'est de là qu'il faudra repartir et reconstruire sur ce socle.
L'esprit de Mai 68, c'est la libération des soi-disants "opprimés" : à l'époque c'étaient les "prolétaires" et les femmes, aujourd'hui ce sont les minorités "discriminées" : les immigrés, les homosexuels (surtout s'ils sont atteints du Sida), les handicapés, les vieux, les jeunes, et pardon si j'en oublie... Je revendique quant à moi l'appartenance à ce qu'il faut bien considérer comme une minorité pestiférée : les fachopositifs, ceux qui croient en certaines valeurs de l'homme, basées sur ses devoirs plus que ses droits, et sur la défense de son identité culturelle et ethnique - et en la transmission nécessaire de ces valeurs. Alors le message que j'aimerais faire passer aux jeunes qui actuellement défilent contre Darcos - ou un autre peu importe - c'est de bien se demander pour quoi ou pour qui ils marchent, et surtout qu'ils prennent garde, s'ils trouvent Mai 68 sur leur passage, de ne pas marcher dedans.
Jacques le Réac'
Retrouvez chaque semaine sur ce blog la chronique de Jacques le Réac'
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