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jeudi, 17 avril 2008
La chronique de Jacques le Réac'
Faisons table rase de Mai 68 - 1 L'esprit de mai 68
A la veille de célébrer le 40ème anniversaire de Mai 68, dont on commence déjà à nous rebattre les oreilles, ne boudons pas notre plaisir de tordre le cou à ce vieux mythe. Mai 68, c'est, comme disait l'autre, cheveux longs et idées courtes - courtes assurément dans leur raisonnement mais hélas pas dans leur longévité car elles ont influencé durablement les esprits et continuent à le faire. Votre serviteur, qui était encore en culottes - courtes justement celles-là - au moment des événements, n'a pas eu à choisir un camp à ce moment-là, mais c'est plus tard au cours de sa scolarité entièrement publique, qu'il a pu apprécier à leur juste valeur ces enseignants recuits de marxisme-léninisme, et s'initier à la réaction. Il se souvient en particulier d'une certaine prof de philo, et d'une certaine prof de géo du lycée de St B..., mais surtout d'une certaine prof d'allemand, qui faisait de la politique sous prétexte d'étudier la langue de Brecht, ce qui valut à votre serviteur excédé sa première confrontation à caractère politique, avec excommunication immédiate de la part de la classe, pour avoir osé vouloir faire de l'allemand en cours d'allemand, et non suivre un cours de dialectique socio-historique.
Ayant fait ses adieux au "mammouth", en échappant par miracle à la méthode globale - pur produit de 68 estampillé Bourdieu & Meirieu, célèbre laboratoire de décérébration des esprits - votre serviteur mesure aujourd'hui la chance d'avoir appris à lire et à écrire normalement (sans jeu de mots sur l'Ecole du même nom) . Mai 68 a fait éclater une certaine idée de l'éducation, mais aussi de l'ordre établi en s'attaquant à l'élément central de la société qu'est la femme. C'est par elle que mai 68 a fait s'écrouler l'édifice social : elle était le coeur et le ciment de la famille. On lui a fait croire qu'elle devait s'émanciper des contraintes familiales pour s'épanouir professionnellement et sexuellement. Au final, on a récolté les familles décomposées, l'échec scolaire, la perte des repères et la délinquance. Si aujourd'hui l'on veut reconstruire quelque chose, c'est de là qu'il faudra repartir et reconstruire sur ce socle.
L'esprit de Mai 68, c'est la libération des soi-disants "opprimés" : à l'époque c'étaient les "prolétaires" et les femmes, aujourd'hui ce sont les minorités "discriminées" : les immigrés, les homosexuels (surtout s'ils sont atteints du Sida), les handicapés, les vieux, les jeunes, et pardon si j'en oublie... Je revendique quant à moi l'appartenance à ce qu'il faut bien considérer comme une minorité pestiférée : les fachopositifs, ceux qui croient en certaines valeurs de l'homme, basées sur ses devoirs plus que ses droits, et sur la défense de son identité culturelle et ethnique - et en la transmission nécessaire de ces valeurs. Alors le message que j'aimerais faire passer aux jeunes qui actuellement défilent contre Darcos - ou un autre peu importe - c'est de bien se demander pour quoi ou pour qui ils marchent, et surtout qu'ils prennent garde, s'ils trouvent Mai 68 sur leur passage, de ne pas marcher dedans.
Jacques le Réac'
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Commentaires
"Le Réactionnaire authentique" (édition française Le Rocher)
du Colombien Nicolas Gomez Davila (1913 - 1994) me semble indispensable pour tout réfractaire au désordre établi
par les prétendues "Lumières" du XVIIIème siècle : 1789, 1793, 1848, 1871, 1917, 1936, 1945 et 1968 ne sont que
des étapes. Il faut sortir, au moins spirituellement, de cette
Matrice kantienne. Tel doit être notre premier combat de Réactionnaire. Et même un Nietzsche peut y contribuer à titre
posthume, avec son "Crépuscule des Idoles" humanitaires, libérales et progressistes.
Ecrit par : Slavaseptimanius | vendredi, 18 avril 2008
Sarkozy faux héros contre-Révolutionnaire ? Telle est la question que le lecteur de "la contre - Révolution" (Première édition française en 10/18 en 1972, deuxième à l'Age d'homme en 1982) de Thomas Molnar (écrivain Hongrois né en 1921, ancien "visiting professor" dans les universités Etats-uniennes et notamment à Yale) peut légitimement se poser. Le fait pour un personnage public d'utiliser tout ou partie de la thématique Réactionnaire et de séduire ainsi une partie importante de l'auditoire réfractaire au Progressisme libéral et radical, n'en fait pas pour autant une figure de la contre-Révolution.
L'amiral Koltchak, le général Wrangel, les atamans Semenov et Krasnov , pour ne mentionner qu'eux, furent
d'authentiques combattants de la cause contre-Révolutionnaire : mais le succès de leurs armes , fugace, fut sans lendemains heureux dans l'ancien Empire
russe, car les Bolchévistes avaient réussi à rallier autour
d'eux tous les Progressistes radicaux, y compris - pour peu de temps, mais de façon décisive - les Anarchistes et les Socialistes-Révolutionnaires de gauche, forces politiques puissantes et actives pendant la guerre civile de
1918-1920, dont Lénine, Trotski et Dzerjinski se débarrassèrent une fois la victoire obtenue contre les Blancs. A méditer.
Ecrit par : Slavaseptimanius | vendredi, 18 avril 2008
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