jeudi, 01 novembre 2007
Une vérité incongrue
« Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca. (…) Plus généralement, j’approuve son refus de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés » ; - En raison de « la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. » - « La cote d’alerte est atteinte. (…) C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. » - « Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. » - « Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration ». - « Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. » - « Quand la concentration devient très importante (…), la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes ».
Dixit Jean-Marie le Pen ? Bruno Mégret ? Philippe de Villiers peut-être...? Cherchez encore... Cette citation, communiquée par Arnaud Folch, Rédacteur en chef adjoint Politique de Valeurs actuelles, est de Georges Marchais, alors secrétaire général du PC, reproduite dans « L’Humanité » du 6 janvier 1981. Elle est adressée au recteur de la mosquée de Paris, qui venait de s’indigner contre la destruction au bulldozer (le 24 décembre 1980, veille de Noël !) d’un foyer de 300 travailleurs maliens par le maire communiste de Vitry, Paul Mercieca.
Pas très politiquement correct, le camarade Georges ! Qu'en dirait aujourd'hui Marie-George (Buffet) ? Sans doute qu'il ne faut pas ressortir ainsi une citation de son contexte pour en faire un cas d'espèce, les communistes ne sont pas racistes, ça se saurait ! N'empêche, on appréciera au passage le franc-parler d'un vieux compagnon de route de l'Internationale cosmopolite, qui pour le coup prend une résonance très patriotique ! Impensable aujourd'hui au PCF et autres LCR... Ce qui prouve aussi, s'il en était besoin, que les clivages traditionnels droite/gauche sont aujourd'hui dépassés.
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