mercredi, 29 octobre 2008
Vox clamans in deserto
Toi qui viendras lorsque je n'entendrai plus les bruits de la terre et que mes lèvres ne boiront plus sa rosée - toi qui, plus tard, peut-être me liras - c'est pour toi que j'écris ces pages ; car tu ne t'étonnes peut-être pas assez de vivre ; tu n'admires pas comme il faudrait ce miracle étourdissant qu'est ta vie, disait le poète...*
Je voudrais te dire, Siegfried, la joie qu'il y a à se penser tout à la fois AME CORPS et ESPRIT, unité et volonté tendues vers ton idéal,
Je voudrais te dire aussi la joie qu'il y a à connaître ton IDENTITE profonde, celle qui fait de toi celui que tu es, mais qui n'est rien sans l'appartenance à cette plus grande identité qui est celle de ton PEUPLE,
Je voudrais te dire enfin la joie qu'il y a à découvrir l'AUTRE, cet autre toi-même dans lequel se résoud ton désir inquiet. Unis-toi à cette autre moitié de toi et féconde-là.
Féconde-là, Siegfried, et peuple le monde, tourne ton coeur vers ce qui est beau et grand et ignore la petitesse et la laideur d'âme.
Garde-toi enfin, Siegfried, des tiédeurs, des à-peu près, des compromis, des compromissions et des tentations mortifères, égalitaires, libérales, libertaires, mondialisantes, et consuméristes. Ne laisse pas ton âme se consumer au feu de ces chimères. Tourne ton regard et tes pas vers les cimes, là où la vie est plus propre et l'air plus pur. Embrasse du regard ce vaste continent et l'héritage séculaire de ses hommes et de leur histoire. Transmets-le à ton tour à ceux qui viendront après toi.
Cher Siegfried, je te rêve fort et fier, et ardent et rempli d'espoir. Garde toujours à tes côtés ces précieuses alliées : l' ESPERANCE et la FIDELITE - fidélité à ce que tu es et à ce que tu crois ; qu'elles te guident toujours sur le chemin de ta Vie.
Avant de te quitter, cher Siegfried, toi que je ne connais pas encore, mais que j'aime déjà comme un fils, souviens-toi encore de ceci, si un jour ton coeur devait connaître le doute ou le découragement : que la vie n'a d'autre but que la Vie elle-même, et qu'il nous faut oeuvrer de toutes nos forces à sa conservation et sa transmission.
Voilà, maintenant que tout est dit, et qu'il a tiré ses dernières cartouches, Jacques le Réac' peut tirer sa révérence, en attendant que se lèvent tous les Siegfrieds qu'il appelle de ses voeux pour reprendre le flambeau de la Réaction.
Jacques le Réac'
* A.Gide Nouvelles nourritures, 1935
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vendredi, 04 juillet 2008
Le quatrain à réaction de Jacques le Réac'
Si tu peux être fourbe en paraissant sincère
Et mille fois trahir tes électeurs,
Si tu peux dire tout, et ensuite son contraire
Et soutenir ces mensonges avec une égale candeur ;
Si tu peux invoquer la démocratie tout en la piétinant,
Consulter le peuple sans jamais l'écouter,
Etre islamophile tout en prêchant la laïcité,
Et prêcher la rigueur en vivant comme un sultan ;
Alors les médias, les lobbys et tous les francs-maçons
Seront à jamais tes esclaves soumis,
Mais ce qui vaudrait bien mieux pour la France et pour son avenir :
Serait que tu te casses, eh, pauvre con...
13:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 30 juin 2008
Un pastiche sinon rien : Tu seras un gnome, mon fils...
Si tu peux supporter d'entendre le nom de ton pays sali
Et son histoire travestie
Par des gueux, pour exciter des sots,
Et d'entendre sur lui mentir leurs bouches folles
Sans dire toi-même un seul mot pour le défendre ;
Su tu peux supporter de voir ton pays
Repeuplé par l'étranger,
Son peuple métissé, sa culture mondialisée,
Son honneur trahi et son identité bafouée,
Et sans un geste ni un soupir continuer à vivre ta vie ;
Si tu peux être tiède quand il faut être ardent,
Si tu peux rester coi quand il faudrait crier,
Su tu peux te cacher au lieu d'aller de l'avant,
Supporter défaite après défaite et chaque fois,
Avec résignation baisser la tête quand il faudrait la relever ;
Alors la lâcheté et la honte
Et leur cortège d'avanies,
Feront de toi à jamais
Leur esclave soumis,
Mais ce qui est bien pire que la lâcheté et la honte,
TU SERAS UN GNOME, MON FILS...
Jacques le Réac', d'après Rudyard Kipling.
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